libéralités et employés de maison :

Depuis la loi du 5 mars 2007 , il était déjà interdit aux membres des professions médicales et de la pharmacie, ainsi qu’aux auxiliaires médicaux de profiter des dispositions entre vifs ou testamentaires que la personne à qui elles avaient prodigué des soins aurait faites en leur faveur pendant le cours de  la maladie dont elle meurt . Ces dispositions concernent également les mandataires judiciaires à la protection des majeurs et les personnes morales au nom desquelles ils exercent leurs fonctions pour les personnes dont ils assurent la protection . Les mêmes règles seront applicables à l’égard du ministre du culte.article 909 du Code Civil Ceci sous réserves de cas particuliers , comme une rémunératoires faites à titre particulier, eu égard aux facultés du disposant et aux services rendus , ainsi que les dispositions universelles, dans le cas de parenté jusqu’au quatrième degré inclusivement, pourvu toutefois que le décédé n’ait pas d’héritiers en ligne directe ; à moins que celui au profit de qui la disposition a été faite ne soit lui-même du nombre de ces héritiers. Mais depuis le 30 décembre 2015 , cette interdiction s’applique également aux salariés employés par des particuliers à leur domicile privé pour réaliser des travaux à caractère familial ou ménager.  employés visés par l’article L. 7221-1 du code du travail Ainsi ces dispositions permettent elles d’éviter la captation d’héritage par des personnes ayant une influence particulière sur leur employeur âgé ou fatigué et  en état de vulnérabilité....

Le travail dissimulé, noir ou gris …

Les relations entre un employeur particulier et un salarié , qu’il soit : employé de maison, garde malade, assistante de vie, secrétaire particulier , jardinier , gardien et tout autre des 21 emplois répartis dans les cinq domaines d’activités de l’accord du 21 mars 2014,  de la sphère privée au domicile du particulier, sont soumises au droit du travail avec toutefois des particularités régies par la Convention Collective du Particulier Employeur et les dispositions du code du travail du Livre 11 Titre II articles L7221-1 et suivants. Les dispositions relatives au  travail dissimulé s’appliquent à l’employeur particulier. Je vous propose de lire deux articles , l’un à lire sur :  Le Particulier Juin 2015  et l’autre  sur Capital juillet 2016  http://www.capital.fr/finances-perso/actualites/employer-un-salarie-a-domicile-au-noir-plus-risque-que-vous-ne-le-pensez-1163205# Si vous êtes concerné par cette situation, ne tardez pas à contacter un avocat ....

Nouvelle classification et grille des salaires du particulier employeur.

A compter du 1er avril 2016 : Par arrêté ministériel du 7 mars 2016 sont rendues obligatoires, pour tous les employeurs et tous les salariés compris dans le champ d’application de la convention collective nationale des salariés du particulier employeur : -les dispositions de l’accord du 21 mars 2014 relatif à la mise en place d’une nouvelle grille de classification, conclu dans le cadre de la convention collective Nationale des salariés du particulier employeur. Cette nouvelle classification détermine 21 emplois-repères répartis en 5 domaines d’activités : ENFANT / ADULTE / ESPACES DE VIE / ENVIRONNEMENT TECHNIQUE / ENVIRONNEMENT EXTERNE Les salaires minimums sont revalorisés en application d’une nouvelle grille et pour tous les emplois. Depuis le 1er avril 2016, il est obligatoire pour l’employeur particulier qui embauche un nouveau salarié de préciser le classement retenu et d’appliquer la nouvelle grille des salaires. Pour les contrats en cours au 1er avril, l’employeur particulier doit procéder à la régularisation du reclassement du salarié avant le 30 septembre 2016. Pour ce faire, l’employeur particulier doit déterminer l’emploi-repère et le niveau de salaire. Dresser la liste des tâches effectivement effectuées par le salarié Déterminer le domaine de classification parmi les 5 proposés Dans le cas où plusieurs domaines sont concernés, il convient de retenir le domaine auquel le salarié consacre le plus de temps. Pour déterminer le niveau de salaire, il convient de vérifier tout d’abord si le salarié est titulaire d’un titre professionnel ou d’un certificat de qualification professionnelle pour tenir compte de l’augmentation corrélative prévue. Ensuite il faudra s’assurer que le salaire brut payé est bien au moins égal ou supérieur au salaire...

la viste médicale d’embauche: une obligation pour tous

L’employeur qui embauche un nouveau salarié doit impérativement l’inscrire à un centre de médecine du travail et le faire convoquer pour une visite médicale d’embauche . Cet examen médical doit être pratiqué avant l’embauche ou au plus tard avant l’expiration de la période d’essai par le médecin du travail. L’examen médical d’embauche a pour finalité : 1° De s’assurer que le salarié est médicalement apte au poste de travail auquel l’employeur envisage de l’affecter ; 2° De proposer éventuellement les adaptations du poste ou l’affectation à d’autres postes ; 3° De rechercher si le salarié n’est pas atteint d’une affection dangereuse pour les autres travailleurs ; 4° D’informer le salarié sur les risques des expositions au poste de travail et le suivi médical nécessaire ; 5° De sensibiliser le salarié sur les moyens de prévention à mettre en œuvre. la Loi santé travail du 20 juillet 2011 et décret d’application 30 janvier 2012 a renforcé le dispositif. Ces dispositions s’appliquent également à l’employeur particulier...

Particuliers-employeurs: déduction forfaitaire de cotisations de 2 € par heure de travail

Petit plus pour l’employeur-particulier: la  Loi de finance 2016 augmente la déduction forfaitaire de cotisations par heure travaillée au bénéfice des particuliers-employeurs qui est portée à deux euros (art. L 241-10, I bis du Code de la sécurité sociale), pour les cotisations dues au titre des périodes courant à compter du 1er décembre 2015. Cette déduction est généralisée et s’applique quelle que soit la nature de l’activité demandée, qu’il s’agisse d’une garde d’enfants ou de prestations assurées auprès de personnes âgées. Lire ici la nouvelle version de l’article  L 241-10, I bis du Code de la sécurité...