Simplification en matière de renonciation à succession

Depuis le 1er novembre 2017 , il n’est plus obligatoire pour l’héritier d’adresser ou déposer au greffe du Tribunal de Grande Instance sa déclaration de renonciation à succession. Effectivement, le NOTAIRE peut s’en charger. L’héritier qui est habituellement en contact avec le notaire appréciera cette simplification prise par décret du 28 décembre 2016  et d’application au 1er novembre...

Prénom: simplification du changement

« Pô possible » d’appeler son fils Titeuf : Certains diront « c’est pô juste ! » et la plupart ……. c’est tant mieux ! TITEUF n’est pas un prénom conforme à l’intérêt de l’enfant : La Cour de Cassation par un arrêt du 15 février 2012 a confirmé l’arrêt de la Cour d’Appel de Versailles du 7 octobre 2010 qui lui-même confirmait la décision du Juge aux affaires familiales de Pontoise. Rappelons que si les parents disposent d’une grande liberté de choix pour le prénom de leur enfant, encore faut-il que cette liberté ne se transforme pas en contrainte pour l’enfant et ne soit pas contraire à ses intérêts. Lorsque l’officier d’état civil considère que le prénom choisi est contraire aux intérêts de l’enfant, il ne peut plus depuis 1993 empêcher les parents de choisir ce prénom, il ne peut qu’en aviser le procureur de la République, lequel peut saisir le Juge aux affaires familiales pour qu’il ordonne la suppression du prénom litigieux ; (art 57 Code Civil). C’est ce que fit dans cette affaire le JAF de Pontoise par un jugement du 1er juin 2010.. Les parents dépités Isabelle et Dominique, font appel , la Cour d’Appel de Versailles confirme la suppression . Les parents usent alors du recours possible devant la Cour de Cassation ( pourvoi). La Cour de Cassation, confirme et considère que les premiers juges ont bien motivé leur décision. Lorsqu’en 1992 le dessinateur suisse Zep donne comme nom à son personnage de bande dessinée Titeuf, on peut penser qu’il a justement voulu éviter de lui donner un prénom existant. Titeuf est ainsi personne et tout le monde, tout enfant peut se retrouver dans...

DIVORCER : choisir ou subir

Le divorce peut être prononcé dans 4 cas : 1/ soit de  consentement mutuel 2/ soit d’acceptation du principe de la rupture du mariage 3/ soit d’altération définitive du lien conjugal 4/ soit de faute Je propose de vous résumer ces procédures pour vous permettre une première approche et s’il est encore temps, de choisir et de ne pas subir … 1/ le divorce par  consentement mutuel: Le principe de ce divorce réside dans l’accord complet des époux , tant sur le principe même du divorce que sur ses conséquences . Les conséquences de la rupture concernent époux, les enfants mais aussi  la liquidation du régime matrimonial. Les époux vont , chacun avec l’aide de son avocat, établir une convention réglant les conséquences de leur divorce. Il y a depuis le 1er janvier 2017  deux cas: Le divorce par consentement mutuel est par principe sans passage devant le Juge mais par exception, si l’enfant mineur demande à être entendu par le Juge, alors, le divorce par consentement mutuel redevient judiciaire ; A/ Le divorce par consentement mutuel sans juge: Dans le cadre du projet de loi « Justice du XXIe siècle » a été adopté le 12 octobre 2016 par l’Assemblée Nationale, l’amendement du 30 avril 2016 relatif au divorce par consentement mutuel situé à l’article 50 de la loi. La principale innovation est la suppression du contrôle du Juge. le nouvel article 229-1 du Code civil dispose: « Lorsque les époux s’entendent sur la rupture du mariage et ses effets, ils constatent, assistés chacun par un avocat, leur accord dans une convention prenant la forme d’un acte sous signature privée contresigné par leurs...

La signification d’un acte à une personne sous curatelle doit à peine de nullité être également effectuée au curateur :

Rappelons que même si la personne sous curatelle conserve la capacité juridique à  effectuer certains actes , l’article 467 du Code Civil  précise très clairement par son alinéa 3  qu’ : A peine de nullité, toute signification faite à cette dernière l’est également au curateur. La Cour de Cassation a eu l’occasion de la rappeler par  un arrêt du 8 juin...

Prénom et intérêt de l’enfant

« Pô possible » d’appeler son fils Titeuf : Certains diront « c’est pô juste ! » et la plupart ……. c’est tant mieux ! TITEUF n’est pas un prénom conforme à l’intérêt de l’enfant : La Cour de Cassation par un arrêt du 15 février 2012 a confirmé l’arrêt de la Cour d’Appel de Versailles du 7 octobre 2010 qui lui-même confirmait la décision du Juge aux affaires familiales de Pontoise. Rappelons que si les parents disposent d’une grande liberté de choix pour le prénom de leur enfant, encore faut-il que cette liberté ne se transforme pas en contrainte pour l’enfant et ne soit pas contraire à ses intérêts. Lorsque l’officier d’état civil considère que le prénom choisi est contraire aux intérêts de l’enfant, il ne peut plus depuis 1993 empêcher les parents de choisir ce prénom, il ne peut qu’en aviser le procureur de la République, lequel peut saisir le Juge aux affaires familiales pour qu’il ordonne la suppression du prénom litigieux ; (art 57 Code Civil). C’est ce que fit dans cette affaire le JAF de Pontoise par un jugement du 1er juin 2010.. Les parents dépités Isabelle et Dominique, font appel , la Cour d’Appel de Versailles confirme la suppression . Les parents usent alors du recours possible devant la Cour de Cassation ( pourvoi). La Cour de Cassation, confirme et considère que les premiers juges ont bien motivé leur décision. Lorsqu’en 1992 le dessinateur suisse Zep donne comme nom à son personnage de bande dessinée Titeuf, on peut penser qu’il a justement voulu éviter de lui donner un prénom existant. Titeuf est ainsi personne et tout le monde, tout enfant peut se retrouver dans...

Obligation alimentaire :

Les parents connaissent bien l’obligation alimentaire envers leurs enfants , qu’ils l’accomplissent spontanément ou que l’autre parent le leur rappelle ou encore qu’un enfant majeur les invite devant le Juge pour voir fixer une pension alimentaire pour subvenir à leurs besoins… Cette obligation de l’article 203 du Code Civil est habituellement lue lors du mariage civil : « Les époux contractent ensemble, par le fait seul du mariage, l’obligation de nourrir, entretenir et élever leurs enfants. » Elle a été édictée en 1803 et n’a pas pris une ride ! L’article 371-2 dans le cadre de l’autorité parentale le rappelle en ces termes: « chacun des parents contribue à l’entretien et à l’éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l’autre parent, ainsi que des besoins de l’enfant. Cette obligation ne cesse pas de plein droit lorsque l’enfant est majeur. » Mais les enfants savent moins ou peuvent avoir tendance à  « oublier » qu’ils doivent eux aussi aider leurs parents dans le besoin. « Les enfants doivent des aliments à leurs père et mère ou autres ascendants qui sont dans le besoin. »( 205 CC) Et ont-ils  bien en tête que cette obligation ne s’arrête pas à leur père et mère ? Que les gendres et belles-filles doivent également, et dans les mêmes circonstances, des aliments à leur beau-père et belle-mère »? Toutefois,  » cette obligation cesse lorsque celui des époux qui produisait l’affinité et les enfants issus de son union avec l’autre époux sont décédés. » Le divorce fait également cesser cette obligation car il n’y a plus d’ époux. Les obligations résultant de ces dispositions sont réciproques. Et ce ne sera que dans le cas où...